principales pathologies

les kystes mandibulaires

KYSTES ODONTOGENES

 


         Un kyste est une cavité pathologique creusée au sein d’un tissu  à contenu liquide, semi-liquide ou gazeux dont la paroi est formée d'une enveloppe conjonctive et épithéliale et qui n’est pas créée par l’accumulation de pus. Il  est bordé par une paroi épithéliale continue ou discontinue.

        Pour les profanes, sur une image radiographique le kyste se présente sous la forme d'une zone sombre bien délimitée. 

          Le kyste est souvent asymptomatique. Il peut être découvert fortuitement à la suite d'un examen radiologique établi pour une autre cause. Néanmoins, les signaux d’alarme  peuvent être :

. une douleur ou une mobilité dentaire
. une fistule
. une gêne indéfinissable au niveau des maxillaires
. des saignements gingivaux
. un retard d'éruption (kyste folliculaire)

 

        La classification des kystes odontogènes est difficile à établir lorsque sont pris en considération à la fois les critères cliniques, embryologiques et génétiques.

       Les kystes odontogènes sont épithéliaux et peuvent être liés soit à une anomalie de développement ou à une inflammation et prendre diverses formes.

 

TRAITEMENT

Le traitement d'un kyste des maxillaires consiste en : 
. son énucléation, ou kystectomie
. sa marsupialisation, ou kystotomie.

L'ENUCLEATION : 


         Avant l'intervention, les traitements endodontiques nécessaires sont effectués. Des extractions sont parfois programmées dans le même temps opératoire. Après incision et élèvement du lambeau, le décollement du kyste débute avec des curettes. On décolle le kyste pour l'énucléer en une seule pièce. Avant de suturer il faut s'assurer que la cavité se remplisse de sang, permettant l'obtention d'un caillot propice à une bonne cicatrisation.Les kystes épidermoïdes ( kératocyste, kystes primordiaux) développés à partir d’ébauches dentaires, ils comportent un épithélium malpighien pluristatifiékératinisant avec des nodules épithéliaux malpighiens dans l’assise conjonctive.

         Cliniquement ils se développent chez le sujet jeune (10-30 ans) préférentiellement dans la régionde l’angle mandibulaire, et se manifestent par une tuméfaction modérée. Ils sont souventdécouverts par une radiographie systématique. Leur développement peut être très important.Radiologiquement c’est une image uni-ou- multiloculaire entourée par un liseré de condensation osseuse. Les rapports avec les dents sont variables. Le diagnostic est difficile à faire avec leskystes folliculaires et les améloblastomes. L’histologie tranchera.

        Le traitement est l’ablation chirurgicale du kyste avec curetage appuyé car la  récidive est fréquente notamment quand une ou plusieurs dents sont en rapport avec le kyste. La récidive doit entraîner l’ablation des dents en relation avec le kyste, voire une résection segmentaire de la mandibule à minima avec reconstruction osseuse.

        Parmi les formes cliniques, le  syndrome de Gorlin  associe une naevomatose baso-cellulaire à des kystes multiples des maxillaires.

  

LIENS UTILES :

  

http://www.specialisteschirurgie.ca/wiki/Tumeur_odontog%C3%A8ne_k%C3%A9rato-kystique

http://www.sso.ch/doc/doc_download.cfm?uuid=9551B2C5D9D9424C488369D69DFBEE3E&IRACER_AUTOLINK

http://umvf.univ-nantes.fr/chirurgie-maxillo-faciale-et-stomatologie/enseignement/stomatologie7/site/html/cours.pdf

http://www.sso.ch/doc/doc_download.cfm?uuid=9551E649D9D9424C4152A46CD63E5097&&IRACER_AUTOLINK&&

 

les carcinomes

LES CARCINOMES BASOCELLULAIRES

 

         Le carcinome basocellulaire ou " baso " est de tous les cancers humains le plus fréquent. Le plus souvent il apparaît de novo.

         C’est en revanche le cancer dont la mortalité est la plus faible en partie parce qu’il ne donne presque jamais de métastases (localisations du cancer à distance dans les ganglions, les organes...). Le risque évolutif du carcinome basocellulaire  est donc principalement local : augmentation de taille (il double tous les ans), ulcération... Il faut donc prendre en charge rapidement une lésion car plus elle s'est développée, plus le traitement est difficile.

         Le carcinome basocellulaire est le plus souvent localisé au visage mais  ne sont pas uniquement  localisées aux parties découvertes, ces lésions ont quelques localisations électives, qui sont pourtant relativement « à l’ombre », telles que les paupières, les canthus internes…

         Dans le cadre du syndrome de Gorlin, son évolution cancéreuse est  favorisée par l’exposition aux radiations ionisantes. La survenue d’un carcinome basocellulaire chez un enfant doit systématiquement faire rechercher les autres signes cardinaux de cette affection et susciter une enquête familiale.  La radio-induction de carcinomes basocellulaires doit systématiquement faire rechercher une maladie par instabilité chromosomique.

 

LES DIFFERENTES FORMES DE CARCINOMES :

Baso superficiel : surtout sur le tronc. Aspect de plaque rougeatre.

Carcinome basocellulaire nodulaire : un nodule ferme, bien circonscrit, translucide, souvent un peu pigmenté,  ressemblant à une perle translucide et rougeatre posée sur la peau.

Carcinome basocellulaire végétant : cette forme est rare. C’est une tumeur externe, bourgeonnante et ulcérée, avec un caractère « perlé » qui n’est pas facile à mettre en évidence. Le diagnostic est avant tout histologique.

Carcinome basocellulaire plan cicatriciel : groupement de petites perles
autour d'une zone centrale blanchâtre, atrophique avec de possibles  ulcérations. La lésion, peut atteindre plusieurs centimètres de diamètre avec une bordure nette, typiquement perlée.

Carcinome basocellulaire pagétoïde : il se présente sous forme de  plaques érythémateuses.

 Carcinome basocellulaire sclérodermiforme : cette forme est plus fréquemment observée sur le visage, en particulier dans les régions nasales et orbitopalpébrales. Elle peut être une forme de récidive locale d’un carcinome basocellulaire antérieurement plus typique  La délimitation de la lésion est difficile car elle apparaît comme une plaque indurée parfois peu visible.

 

ÉVOLUTION :

         En l’absence de traitement, la tumeur progresse lentement, doublant sa taille chaque année. Sa progression peu apparente, l’aspect anodin de la lésion débutante, son caractère indolore, font que beaucoup de malades ne consultent qu’après quelques années d’évolution. La malignité locale est différente selon la forme anatomoclinique.

         La multiplication des tumeurs est plus fréquente en cas de tares génétiques prédisposantes (syndrome de Gorlin par exemple). Après traitement, la guérison définitive des carcinomes est assurée dans 95 % des cas, quel que soit le moyen thérapeutique utilisé. Un dermatologue « entraîné » pratiquant la technique du curetage-électrocoagulation peut avoir d’aussi bons résultats sur les plans carcinologique et esthétique qu’un chirurgien plasticien même s’il faut nuancer cela  en fonction de la taille de la tumeur, de sa localisation et de sa forme.

 

LES TRAITEMENTS

La chirurgie-exérèse est la solution thérapeutique de choix : elle a l’énorme avantage sur tous les autres traitements de procurer une pièce opératoire qui peut être examinée et permettre ainsi d’établir  le caractère complet ou incomplet de l’excision.

L’électro-coagulation (ou électrodessication)  a la faveur de nombreux dermatologues. Pratiquée sous anesthésie locale, elle consiste à enlever la lésion avec une curette tranchante ; la consistance molle de la tumeur contraste avec la fermeté du derme et la curette « crisse » quand elle entame le derme sain ambiant. La plaie opératoire cicatrise en 2 à 3 semaines en laissant une cicatrice blanche souple

La cryochirurgie permet d’obtenir d’aussi bons résultats que la chirurgie conventionnelle si elle est utilisée pour les carcinomes basocellulaires bien limités et d’épaisseur réduite.

La radiothérapie est déconseillée pour les malades du syndrome de Gorlin  qui sont radiosensibles.

La photothérapie dynamique : on utilise un photosensibilisant appliqué sur la peau quelques heures avant une exposition à une lumière spécifique.

Les traitements médicamenteux :  il ne semble pas y avoir de prophylaxie médicamenteuse  efficace. Par contre des traitements locaux sous forme de crèmes en particulier en cas de lésions de grande taille ou situées sur une zone esthétique sont possibles. Ces alternatives sont l’imiquimod,  en application locale Effudix et  Aldara peuvent être proposés.

 

 

ET PEUT ETRE BIENTOT UNE REVOLUTION

vec une nouvelle molécule utilisée pour l'instant pour des cas de carcinomes extrêmes mais de nouveaux protocoles doivent voir le jour.

 

 

LIENS UTILES :


http://www.syndicatdermatos.org/pathologies-dermatologiques/cancers-de-la-peau

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/argumantaire.pdf

http://www.hopitalsaintlouis.org/

http://www.e-sante.fr/cancer-peau-traitements/

http://www.france5.fr/sante/dossier/maladie/dermatologie/carcinome-un-cancer-de-la-peau-surveiller

http://www.news-medical.net/health/Basal-Cell-Carcinoma-Treatments-(French).aspx

http://www-ulpmed.u-strasbg.fr/medecine/cours_en_ligne/e_cours/cancero/module10_item149A.pdf

http://www.therapeutique-dermatologique.org/spip.php?article1230

 

Sur les traitements :

PDT

http://www.therapeutique-dermatologique.org/

http://www.chr-metz-thionville.fr/actualite-medicale/la-phototherapie-dynamique

http://www.eurobiomed.org/fileadmin/mes_documents/Les_services/documents/Workshop_Photonique/Pr%C3%A9sentation_Galderma.pdf

IMIQUINOD

http://www.therapeutique-dermatologique.org/spip.php?article1366

 

CRYOTHERAPIE ET CHIRURGIE

http://www.therapeutique-dermatologique.org/spip.php?article1357

http://www.syndicatdermatos.org/dermatologie-instrumentale/chirurgie-75.html

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/recommandations_v2.pdf

http://www.minerva-ebm.be/articles/fr/2005/10-2005/10-2005_basocellulaire.pdf

http://formation.u-psud.fr/courses/MEDD3MODULE10/document/Oncologie/Item_149_-_Tumeur_cutanes,_pithliales_et_mlaniques_-ChMat_CRob-.pdf?cidReq=MEDD3MODULE10

 

 

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